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Dysthyroïdies : comprendre, détecter et mieux vivre avec un dérèglement de la thyroïde

Il y'a 7 mois

Vous êtes souvent fatiguée, frileuse, vous avez pris du poids sans raison, vous perdez vos cheveux ? Ou au contraire, vous ressentez une nervosité excessive, une perte de poids rapide, des palpitations ? Vous souffrez peut-être d’une dysthyroïdie, un dérèglement de la glande thyroïde qui touche 1 femme sur 10, en particulier après 40 ans. Je vous partage un guide complet pour mieux comprendre les maladies thyroïdiennes et les solutions naturelles qui existent pour les accompagner au quotidien.

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Qu’est-ce que la thyroïde et pourquoi est-elle si essentielle ?

Située à la base du cou, la thyroïde est une petite glande en forme de papillon, essentielle au bon fonctionnement de notre organisme. Elle produit deux hormones majeures, la T3 et la T4, qui agissent sur :

  • Le métabolisme de base (énergie)
  • Le rythme cardiaque
  • La température corporelle
  • Le transit intestinal
  • Le métabolisme des lipides, du fer, du cholestérol
  • L’équilibre de la peau et des phanères (ongles, cheveux)
  • L’équilibre hormonal général

Bref, c’est une véritable chef d’orchestre du corps !
Son dérèglement peut entraîner de multiples symptômes souvent sous-estimés ou mal interprétés.

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Les symptômes de l'hypothyroïdie : tout fonctionne au ralenti

Les symptômes de l'hyperthyroïdie : tout est accéléré

  • Perte de poids rapide malgré un appétit conservé
  • Transit intestinal accéléré
  • Intolérance à la chaleur, transpiration excessive
  • Palpitations cardiaques, essoufflement
  • Troubles du sommeil, irritabilité, nervosité
  • Faiblesse musculaire
  • Tremblements des mains
  • Exophtalmie (yeux saillants), maladie de Basedow
  • Dysménorrhées, baisse de libido
  • Œdème prétibial (rare)
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Dans tous les cas, si vous ressentez plusieurs de ces symptômes, je vous conseille de consulter rapidement votre médecin.

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Comment fonctionne la thyroïde ?

Le fonctionnement de la thyroïde repose sur une régulation hormonale complexe impliquant :

  • L’hypothalamus (TRH)
  • L’hypophyse (TSH)
  • La glande thyroïde (T3, T4)

Les hormones thyroïdiennes circulent ensuite dans le sang pour agir sur toutes les cellules du corps. Elles impactent notamment le métabolisme énergétique et l’équilibre hormonal général.

En cas de dérèglement :

  • Une TSH élevée = hypothyroïdie
  • Une TSH basse avec T3/T4 élevées = hyperthyroïdie
Comment fonctionne la thyroïde
Schéma issu de mon livre Les Conseils Pharma de Léa
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Les principales causes des dysthyroïdies

Hypothyroïdie

  • Maladie auto-immune Hashimoto (principale cause après 50 ans)
  • Carence en iode (plus fréquent loin du littoral)
  • Perturbateurs endocriniens (fluor, brome, chlore, bisphénol A, phtalates, métaux lourds)
  • Aliments goitrogènes (choux, navet, manioc)
  • Isoflavones de soja
  • Grossesse et post-partum
  • Ménopause
  • Stress chronique
  • Certains traitements hormonaux ou contraceptifs

Hyperthyroïdie

  • Maladie de Basedow (maladie auto-immune)
  • Nodules thyroïdiens hyperfonctionnels
  • Hashitoxicose (phase transitoire de la thyroïdite de Hashimoto)
  • Surconsommation d’iode
  • Médicaments
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La maladie de Hashimoto : un cas particulier

J’en parle en connaissance de cause : j’ai moi-même découvert ma thyroïdite de Hashimoto après avoir creusé mes symptômes malgré une TSH dans la norme pendant un certain temps.
Cette maladie auto-immune détruit progressivement la thyroïde via des anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline.

Ce qui rend Hashimoto complexe, c’est qu’elle entraîne des fluctuations hormonales avec :

  • Phases d’hyperthyroïdie (hashitoxicose)
  • Phases d’euthyroïdie
  • Phases d’hypothyroïdie définitive

Il est donc essentiel de doser non seulement la TSH, mais aussi T3, T4 libres et les anticorps pour poser un diagnostic complet.

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Les périodes à risque

  • Début de grossesse : car le fœtus dépend des hormones thyroïdiennes maternelles pour son développement cérébral.
  • Périménopause et ménopause : du fait des variations hormonales.
  • Stress chronique : via un excès de cortisol.
  • Contraception hormonale : qui peut perturber l’équilibre thyroïdien.
Comment améliorer sa fonction thyroïdienne

Comment améliorer sa fonction thyroïdienne ?

Un bilan thyroïdien complet est indispensable

Ne vous contentez pas d’une TSH seule ! En effet, évaluer la fonction thyroïdienne en se basant uniquement sur la TSH (Thyroid Stimulating Hormone) est souvent insuffisant pour plusieurs raisons :

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1. La TSH est un reflet indirect et tardif:

  • La TSH est produite par l’hypophyse et agit comme un signal pour la thyroïde produire des hormones thyroïdiennes . Elle indique donc comment l’hypophyse perçoit le niveau d’hormones thyroïdiennes, mais pas l’activité de la thyroïde elle-même.
  • Elle ne reflète pas directement ce qui se passe au niveau cellulaire, c’est-à-dire comment les tissus utilisent les hormones thyroïdiennes.

2. La conversion de T4 en T3 est essentielle:

  • La T4 (thyroxine) est la principale hormone produite par la thyroïde, mais elle est relativement inactive. Pour être active, elle doit être convertie en T3 (triiodothyronine) dans les tissus périphériques (foie, intestins, etc.).
  • Une TSH normale et une T4 normale peuvent masquer un problème de conversion de T4 en T3. Ce problème peut être dû à des carences nutritionnelles (sélénium, zinc, fer), un stress chronique, des problèmes digestifs, ou encore une inflammation.
  • Seule la T3 se lie aux récepteurs cellulaires et exerce ses effets métaboliques.

3. La T3 libre (FT3) est plus informative que la T3 totale:

  • Une partie de la T3 est liée à des protéines de transport, ce qui la rend inactive. Seule la T3 libre (FT3) est disponible pour agir sur les cellules.
  • Le dosage de la T3 totale peut être influencé par les niveaux de protéines de transport, ce qui peut masquer un déficit en T3 libre.

4. Les anticorps anti-thyroïdiens révèlent les maladies auto-immunes:

  • Les maladies auto-immunes, comme la thyroïdite de Hashimoto et la maladie de Basedow, sont des causes fréquentes de dysfonctionnement thyroïdien.
  • Ces maladies produisent des anticorps qui attaquent la thyroïde.
  • Le dosage des anticorps anti-TPO (anti-thyroperoxydase) et anti-TG (anti-thyroglobuline) permet de détecter ces maladies auto-immunes, même en l’absence d’anomalies de la TSH.

5. La nutrition et les cofacteurs sont cruciaux:

  • La fonction thyroïdienne dépend de nombreux nutriments : iode, sélénium, zinc, fer, tyrosine, vitamine D, vitamines B.
  • Des carences en ces nutriments peuvent altérer la production, la conversion ou l’utilisation des hormones thyroïdiennes.
  • L’évaluation de la fonction thyroïdienne doit donc tenir compte de l’état nutritionnel du patient.

Bilan thyroïdien complet en nutrition fonctionnelle :

Pour une évaluation plus précise et complète, il est recommandé de doser :

  • TSH : Hormone stimulant la thyroïde.
  • T4 libre (FT4) : Hormone thyroïdienne principale, mais inactive.
  • T3 libre (FT3) : Hormone thyroïdienne active.
  • Anticorps anti-TPO (anti-thyroperoxydase) : Anticorps indiquant une maladie auto-immune (Hashimoto).
  • Anticorps anti-TG (anti-thyroglobuline) : Anticorps indiquant une maladie auto-immune (Hashimoto). 
  • Iode urinaire : Pour évaluer le statut en iode.
  • Ferritine : Pour évaluer le statut en fer (essentiel pour la conversion T4-T3).
  • Sélénium sanguin : Pour évaluer le statut en sélénium (cofacteur de la déiodinase).
  • Vitamine D : Pour évaluer le statut en vitamine D (influence la fonction immunitaire et thyroïdienne).

En conclusion, une approche globale de la fonction thyroïdienne en nutrition fonctionnelle et micronutrition ne se limite pas au dosage de la TSH. Elle prend en compte l’ensemble des hormones thyroïdiennes, les anticorps, les nutriments essentiels et les facteurs individuels du patient (stress, inflammation, etc.) pour une prise en charge personnalisée et efficace.

Hygiène de vie

  • Optez pour une alimentation hypotoxique.
  • Diminuez l’exposition aux perturbateurs endocriniens.
  • Gérez le stress chronique.
  • Maintenez une activité physique régulière.

Alimentation spécifique

  • Lavez bien les légumes.
  • Choisissez des thés de qualité, jeunes pousses.
  • Évitez les charcuteries nitritées.
  • Éliminez les poêles abîmées au revêtement antiadhésif. Privilégiez l’acier inoxydable 18/10 (Environ 18% de chrome, environ 10% de nickel. Le reste étant principalement du fer (Fe) et de faibles quantités d’autres éléments.). Elles sont Résistante à la corrosion : L’acier inoxydable 18/10 est très résistant à la rouille et à la corrosion, ce qui le rend idéal pour une utilisation en contact avec les aliments et les liquides. Il est robuste et résiste bien à l’usure. Il est facile à nettoyer. Il n’altère pas le goût des aliments et ne réagit pas avec eux.
  • Bannissez les plastiques alimentaires.
  • Limitez les aliments goitrogènes (choux, navets…).
  • Limitez les poissons gras en cas de grossesse (risque de métaux lourds).
  • Favorisez les oméga-3 de qualité en supplémentation si besoin.

Micronutrition

  • Sélénium : 2 à 3 noix du Brésil bio par jour et des produits de la mer au moins deux fois par semaine 
  • Zinc : bisglycinate ou gluconate, 10-15 mg mg/jour selon le déficit.
  • Vitamine A : du foie de morue en boite une fois tous les 10 jours. Si vous n’aimez pas ça, privilégiez les compléments sous formes naturelles (huile de foie de morue) ou synthétiques bien sur si vous êtes végétariens
  • Polyphénols antioxydants : très bénéfiques en cas de thyroïdite.
  • Coenzyme Q10 : protecteur des mitochondries.

Soutien de la fonction thyroïdienne en cas de ralentissement

Je recommande personnellement Thyrovance (Inovance), un complexe qui m’a beaucoup aidée pour soutenir ma thyroïde prescrit par mon endocrino à l’époque.

D’ailleurs on peut tout à fait être sous traitement (T4) L thyroxine Levothyrox et se supplémenter en iode si nécessaire à hauteur de 150 microgrammes/j.

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Comment optimiser l’efficacité de la lévothyroxine ?

  • Prenez votre traitement à jeun.
  • Évitez le café juste après la prise.
  • Corrigez toute carence en iode, vitamine D, cofacteurs.
  • Soyez attentif au soja et aux aliments goitrigènes en excès comme les crucifères.
  • Préférez l’iode organique (algues) aux sels enrichis en iodure chimique.

 

 

En bref, les dysthyroïdies sont des troubles fréquents, en particulier chez les femmes. Trop souvent sous-diagnostiquées ou mal prises en charge, elles impactent lourdement la qualité de vie.

Faites réaliser un bilan complet, soyez attentif à votre environnement, votre alimentation et votre équilibre émotionnel.

Prenez soin de votre petite glande papillon… elle veille sur tout votre corps.

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