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Anxiolytiques : pourquoi sont-ils si souvent au rendez-vous à la rentrée ?

Il y'a 2 mois

Chaque année, le mois de septembre revient avec son lot de résolutions, de cartables neufs… et de stress. Entre la reprise du travail, l’école des enfants, les RDV médicaux, les projets à relancer, les mails à rattraper et cette charge mentale qui ne nous a jamais vraiment quittés pendant l’été, il n’est pas rare de sentir la pression monter. Et parfois, cette pression devient si forte que l’on se tourne vers une béquille chimique : les anxiolytiques. Dans cet article, je vous propose un éclairage sur leur utilisation, leurs effets, leurs limites, et surtout, quelques pistes pour mieux comprendre les enjeux autour de leur prescription… et de leur consommation.

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Les anxiolytiques : une consommation française toujours très élevée

Saviez-vous que la France reste parmi les plus gros consommateurs d’anxiolytiques en Europe ?

  • Environ 1 Français sur 10 en consomme chaque année.

  • Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à en prendre.

  • La consommation est particulièrement élevée chez les jeunes adultes, les seniors, et les personnes en situation de précarité.

  • Chaque jour, des milliers d’ordonnances sont délivrées pour des benzodiazépines ou apparentés.

D’ailleurs l’ANSM à lancé en avril 2025 une campagne de sensibilisation qui « a pour objectif de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé à un sujet de préoccupation qui, bien qu’il ait fait l’objet de nombreuses actions depuis plusieurs décennies, reste aujourd’hui toujours d’actualité. »

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Campagne de sensibilisation ANSM
Campagne de sensibilisation ANSM 2
© ANSM
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Et septembre fait partie des périodes de pic. Entre le blues post-vacances, le retour à un quotidien surchargé et la pression sociale, la tentation est grande de se tourner vers un comprimé pour retrouver un semblant de calme…

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Qu’est-ce qu’un anxiolytique, au juste ?

Le terme anxiolytique désigne les médicaments utilisés pour réduire l’anxiété, les tensions, les angoisses ou l’agitation mentale. Les plus connus sont les benzodiazépines, comme le diazépam, l’alprazolam ou le lorazépam.

Ils agissent en quelques minutes sur le cerveau, en renforçant l’effet du GABA, un neurotransmetteur qui freine l’excitation nerveuse. Résultat : une sensation de détente, de relâchement… parfois même de somnolence.

Ces médicaments sont très efficaces à court terme, en cas de :

  • crise d’angoisse
  • attaque de panique
  • trouble anxieux généralisé
  • anxiété intense ponctuelle (deuil, choc émotionnel, opération…)

Mais attention : ils ne soignent pas l’origine de l’anxiété. Ils en atténuent temporairement les symptômes.

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Les limites (et les risques) d’un usage prolongé

Le danger, c’est que leur efficacité immédiate peut inciter à les consommer de manière régulière, parfois même sans réel suivi médical.

Voici ce que je rappelle systématiquement à mes patients :

  • Tolérance : au fil du temps, il faut augmenter les doses pour ressentir le même effet.

  • Dépendance : physique et psychique, souvent difficile à détecter au départ.

  • Syndrome de sevrage : insomnie, angoisses, tremblements, irritabilité.

  • Altération cognitive : troubles de mémoire, ralentissement mental, baisse de vigilance.

  • Risque de chute chez les personnes âgées.

C’est pourquoi la durée maximale recommandée est de 4 semaines, parfois un peu plus en cas de sevrage progressif, toujours sous contrôle médical. Discutez avec votre médecin prescripteur, posez lui des questions sur votre traitement. Cet article ne remplace aucunement l’avis de votre médecin.

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Pourquoi la rentrée est-elle un facteur déclenchant ?

Chaque rentrée représente un cumul de tensions : emploi du temps surchargé, charge mentale familiale, enjeux professionnels, factures à régler, météo qui se dégrade, journées qui raccourcissent…

Beaucoup de personnes ressentent alors :

Autant de signaux que le corps envoie… et que l’on étouffe parfois avec une gélule, faute de solution durable. Or, ce stress est parfois une alarme utile, qui mérite d’être écoutée plutôt que muselée.

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Quelles alternatives naturelles aux anxiolytiques

Quelles alternatives naturelles aux anxiolytiques ?

Heureusement, il existe de nombreuses solutions douces, qui peuvent prévenir ou accompagner une anxiété passagère :

Les plantes médicinales

  • Passiflore, valériane, mélisse, aubépine : reconnues pour leurs effets apaisants.
  • En infusion, gélules ou EPS (extraits fluides), elles peuvent calmer le système nerveux.

L’aromathérapie

  • Huile essentielle de lavande vraie : sédative, à respirer ou en massage.
  • Petit grain bigarade, camomille romaine, marjolaine à coquilles : parfaites pour les tensions nerveuses.

La micronutrition

  • Magnésium bisglycinate ou citrate (300mg), vitamine B6, L-théanine ou tryptophane ou 5-hydroxytryptophane contenu dans le griffonia : essentiels pour la régulation du système nerveux.
  • Certains laboratoires proposent des complexes anti-stress naturels très bien formulés comme le stress 8 de chez Dynveo que je conseille souvent (attention si vous avez un traitement il peut y avoir des interactions demandez toujours conseils)

L’hygiène de vie

  • Activité physique régulière : libération d’endorphines et de sérotonine.
  • Sommeil de qualité : essentiel pour la récupération émotionnelle.
  • Alimentation équilibrée : éviter les excitants, les sucres rapides, l’alcool.
  • La respiration avec la cohérence cardiaque pour un apaisement immédiat.
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Anxiolytiques : les bonnes pratiques si vous en prenez

Si un anxiolytique est prescrit par votre médecin, assurez-vous de :

  1. Respecter scrupuleusement la posologie et la durée indiquées.
  2. Ne jamais interrompre brutalement un traitement prolongé.
  3. Éviter toute automédication ou usage “au besoin” non défini.
  4. Associer un suivi psychologique si possible (TCC, relaxation, thérapies brèves).
  5. Informer votre pharmacien de tout autre médicament pris en parallèle (risques d’interactions).
  6. Éviter l’alcool et les autres dépresseurs du système nerveux central.

Gardez en tête que l’objectif n’est pas de “masquer” l’anxiété, mais de vous accompagner dans un chemin de retour à l’équilibre.

Une vie sans anxiété est possible de Alexandra Behar

Le livre que je vous recommande pour vous guider :

Une vie sans anxiété est possible de Alexandra Behar.

Pour se libérer de ces troubles anxieux, Alexandra Behar vous propose dans ce livre une approche naturelle et globale (aussi bien physiologique, qu’émotionnelle ou cognitive). Vous explorerez les différentes manifestations de l’anxiété et les mécanismes qui conduisent à la dérégulation du système nerveux. En comprenant les rouages et en identifiant à quelle famille d’anxieux vous appartenez, vous découvrirez comment en sortir pour reprendre confiance en vous.

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Et si cette rentrée était l’occasion de faire autrement ?

Plutôt que d’absorber la pression de septembre, pourquoi ne pas prendre ce moment comme une opportunité de réajuster vos priorités ? Peut-être avez-vous besoin de ralentir, de déléguer, de parler, de respirer.

Les anxiolytiques ont leur utilité, à condition d’être utilisés ponctuellement, dans un cadre précis et médicalisé. Mais ils ne peuvent en aucun cas être une solution à long terme.

Si vous ressentez un mal-être récurrent à la rentrée, n’attendez pas. Parlez-en à un professionnel de santé, explorez les alternatives naturelles, et souvenez-vous : vous avez le droit de demander de l’aide.

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