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Depuis plus de 20 ans, le stress au travail représente un enjeu majeur des ressources humaines

.Le stress au travail est la conséquence de conditions de travail défavorables conduisant à un déséquilibre entre les contraintes et les ressources. En effet, quelque soit votre métier vous êtes soumis à des contraintes pour certains physiques, d’autre psychiques, parfois les 2 qui doivent être contrebalancées par des facteurs atténuants. Lorsque la balance est déséquilibrée il s’installe alors un stress chronique qui entraine une diminution de la productivité du salarié et de ce fait de la compétitivité de l’entreprise. Outre cette baisse de performance, le stress au travail va venir impacter négativement la santé celui ci pouvant se manifester au travers de symptômes non spécifiques tel que des maladies cardio-vasculaires, de la dépression, de l’anxiété, des troubles musculo-squelettiques, de la fatigue et dans les cas les plus graves au BURN OUT…

Il existe de multiples causes de stress au travail: il peut naitre d’un manque de communication entrainant par exemple des difficultés pour l’employé de réaliser ces missions par manque de clarté, mais aussi d’un manque de reconnaissance morale et/ou financier , d’un environnement physique contrariant, une mauvaise ambiance entre collègues, un déséquilibre entre travail et vie de famille…La prévention de ce stress est aujourd’hui un véritable enjeu et une obligation. L’institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) propose des indicateurs (Indicateurs liés au fonctionnement de l’entreprise et Indicateurs liés à la santé et à la sécurité des salariés) qui permettent d’aider au dépistage de ces risques psycho-sociaux qui vont impacter négativement sur la santé des salariés.Il revient aux acteurs de la prévention de retenir les indicateurs qui leur semblent les plus adaptés à l’entreprise concernée.

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En tant que pharmacien d’officine et acteur de santé de proximité, nous sommes à même de pouvoir détecter au comptoir certaines manifestations du stress de nos patients et de leur proposer un accompagnement adapté. L’OMS définit ainsi le stress « le stress apparaît chez une personne dont les ressources et stratégies de gestion personnelles sont dépassées par les exigences qui lui sont posées ». Dans cette définition, on trouve aussi les solutions c’est à dire: apporter les ressources suffisantes et cela passe au delà de la gestion des émotions par des conseils nutritionnels et un soutien micronutritionnel adapté car nous allons voir comment le stress peut entrainer un simple déficit en magnésium jusqu’à un épuisement énergétique global responsable de l’effondrement des neurotransmetteurs essentiels à notre équilibre psychique (BURN OUT)

En effet, selon théorie de Hans Selye il existe 3 phases du stress qui mènent au BURN OUT.

– La phase d’alarme :

Stress ponctuel nécessitant une réponse rapide devant une situation inattendue ;
Elle se traduit par une augmentation de la température corporelle et de la pression artérielle, des palpitations, des tremblements, une augmentation de la vigilance, de l’intuition, qui entraînent une sécrétion par les glandes surrénales d’adrénaline et de noradrénaline qui agissent comme des dopants. Lors de cette phase les besoins en Magnésium sont accrus. Le magnesium est la ressource incontournable, le micronutriment essentiel en période de stress où les besoins sont augmentés. En effet, il est impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques de notre corps, notamment dans la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Il permet également d’assurer l’équilibre nerveux, musculaire et osseux. Il réduit la fatigue, apaise le système nerveux, diminue la tension artérielle et permet de prévenir les conséquences négatives du stress. Je ne pourrais vous citer ici tous les bienfaits du magnésium tant les études scientifiques sont multiples…
Plus on est stressé, plus le magnésium est chassé dans les urines alors que nos besoins sont plus importants ! C’est pourquoi le déficit est fréquent : 3 Français sur 4 ne reçoivent pas les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés) de 6 mg/ jour/kg pour le Mg et de ce fait sont carencés. En effet, on ne le fabrique pas, le Mg doit est apporté par l’alimentation. Or celui ci ne s’y trouve pas en quantité suffisante, il est quasi impossible d’amener les ressources suffisantes sans se supplémenter.
De plus certains traitements (pilules, IPP, laxatifs, diurétiques, vitamine D à forte dose) peuvent induire un déficit. L’abus d’alcool, de soda, la caféine, ainsi qu’un déséquilibre intestinal peuvent également être des facteurs entraînant une perte en magnésium.
Le premier conseil au comptoir face à un patient qui ressent dans un contexte de stress au travail des symptômes tel que: des palpitation, oppression thoracique, boule dans la gorge, spasmes intestinaux, troubles fonctionnels intestinaux, reflux acide, gastrite,fatigue matinale, maux de tête, insomnie, anxiété, hyperémotivité, irritabilité, crampes, tressautement de paupière, fatigue à l’effort, douleurs musculaires, fourmillements….. serait d’une part de privilégier les eaux riches en magnésium (Badoit, Quézac, Contrex) ; les céréales complètes ou semi-complètes au repas, des fruits oléagineux (noix, amandes, noisettes), le cacao en poudre, l’algue wakamé, les poissons gras (saumon, sardine, maquereau, hareng) et de compléter par une supplémentation en magnesium aminochélaté type bisglycinate comme le magnesium de chez NHCO à raison de 6mg/kg/j soit environ 300 mg/j. Cette forme de magnesium est très bien assimilée et très bien tolérée.

– Ensuite si la situation perdure que le stress se chronissise vient la phase de résistance où l’organisme va s’adaptater pour gérer une situation déplaisante pendant une période prolongée. La sérotonine et le cortisol augmentent: ils vont jouer le rôle d’un anesthésiant, dopant: imaginez vous un animal en fuite poursuivi par un prédateur celui ci est capable de se surpasser pour ne pas mourir sans ressentir l’épuisement et bien c’est ce que font ces 2 hormones jusqu’à un certains point de rupture. La sécrétion élevée et continue de cortisol au rôle anti inflammatoire, va également entrainer une production de glucose le carburant pour nos cellules mobilisant ainsi l’énergie nécessaire à notre organisme. Pendant cette période la personne stressée peut-être euphorique, avoir des signes de rétention d’eau, le visage gonflé, et par ailleurs une immunité en baisse avec un risque d’infection à répétition. Des signes d’anxiété peuvent également apparaitre, avec de potentiels troubles du sommeil. Le patient peut osciller entre un besoin de stimulants: consommation de café, boisson énergisante et à la fois de calmants.. Pendant cette phase, des techniques comme la cohérence cardiaque à effectuer 3 fois par jour sont très interessantes d’autant plus que cela ne dure que 5 minutes et peut-être effectuer partout et à tous moment, favoriser également une activité physique régulière qui permet de lâcher prise prendre un moment pour soi et sortir de son quotidien au travail. On ne compte plus les effets bénéfiques sur la santé globale de l’activité physique régulière (au moins 3 fois 30 minutes/semaine pour maintenir la condition physique) et celle ci favorise aussi la production de BDNF un neuropeptide qui à un rôle positif sur la mémoire (plutôt interessant selon l’emploi) mais également de favoriser la communication entre les neurones en augmentant la plasticité cérébrale
A la pharmacie la phytothérapie est une vrai clef notamment l’utilisation de plantes dites adaptogène c’est à dire qu’elle aident l’organisme à s’adapter comme « par magie ». Rhodiole, eleuthérocoque, bacopa qui permettent de maintenir les performances physiques et intellectuelles. Je conseille régulièrement le complément SYNAPSYL de NHCO qui associe ces plantes à d’autres plus relaxantes comme l’aubépine et la valériane ainsi que des acides aminés précurseurs des neurotransmetteurs tel que la sérotonine (tryptophane), la dopamine (phenylalanine) pour éviter qu’ils ne s’effondrent. On y retrouve également les vitamine B6 ,B9 ,B12 qui permettent le maintien d’une bonne methylation: réaction biochimique essentielle à notre organisme et notre équilibre nerveux dans sa globalité et cardiovasculaire en limitant l’accumulation d’homocysteine.

– La troisième phase celle que l’on souhaite éviter à tout prix c’est la phase d’épuisement où l’on observe une véritable inadaptation de l’organisme par épuisement physique, psychique et émotionnel. Elle se traduit par un effondrement du cortisol par épuisement des glandes surrénales et des catécholamines qui vont se traduire par fatigue intense, épuisement, perte de contrôle et incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail par manque d’énergie ce qui risque de mener le patient au BURN OUT. Devant cette fatigue chronique qui ne disparait pas malgré le repos la complément cytocore de NHCO est ici très interessant car il contient plus deux grands complexes: le premier qui contient des plantes adaptogènes là encore (eleuthérocoque et rhodiole) associé à des micronutriments spécifiquement conçu pour soutenir la fatigue surrénalienne liée au stress. Le deuxième complexe contient lui un actif innovant: le brevet ROBUVIT un extrait de chêne vert qui va permettre d’aider à restaurer l’action de nos mitochondries : petits organites qui ne sont autres que nos centrales nucléaires présentes dans chacune de nos cellules permettant la création de l’énergie cellulaire et qui sont très impactées en cas de stress chronique.

Retenez que le burn-out est toujours lié au travail et peut atteindre tous les niveaux de hiérarchie dans l’entreprise. Personne n’est épargnée et encore moins les perfectionnistes et les personne très consienceuses. Si vous suspectez un BURN OUT il existe l’échelle d’autoévaluation MBI = Maslach Burnout Inventory qui vous permettra de savoir ou vous en êtes avec objectivité (https://www.prevenclic.fr/maslach)
La encore à l’officine devant l’expression d’une fatigue constante, intense, présente dès le matin au réveil, d’un sommeil perturbé, non réparateur, de douleurs diverses : articulaires, digestives, de troubles cardiovasculaires avec hypertension artérielle, une perturbation des fonctions cognitives : (concentration, mémorisation … oublis +++), un besoin de s’isoler de se retirer du groupe, une démotivation, des signes de dépressions avec des crises de pleurs, le BURN OUT est à suspecter.
Il faudra impérativement orienter le patient vers une consultation médicale afin que le diagnostic puisse être posé et que le patient puisse être pris en charge de manière globale.